Pendant des milliers d’années, les mers et les océans ont représenté un espace infini, donnant le sentiment que l’humanité pourrait être libre de contraintes et de limitations. L’illusion a duré jusqu’au milieu du XXe siècle, lorsque la pêche de plus en plus intensive a commencé à dégrader les stocks mondiaux de poissons. Depuis lors, de nombreuses autres activités se sont développées dans les zones côtières et en haute mer, se disputant les mêmes ressources et les mêmes espaces.

La mer Méditerranée connaît une  » ruée vers l’or bleu  » sans précédent. Et bien qu’elle ne représente que 1 % des océans, elle est déjà l’une des plus actives et développée au monde. Les activités telles que le transport maritime se sont rapidement intensifiées, le tourisme de croisière a connu une croissance rapide et de nouveaux secteurs tels que l’énergie éolienne offshore et l’exploitation minière marine ont récemment commencé à se développer. La concurrence pour l’espace et les ressources maritimes n’a jamais été aussi vive.

D’autre part, la mer Méditerranée abrite une multitude de zones d’une grande valeur écologique qui fournissent un large éventail de services écosystémiques et sont riches en biodiversité. Les aires marines protégées (AMP) sont l’outil le mieux connu et le plus efficace mis au point à ce jour pour protéger ces écosystèmes.

Il est clair qu’il faut prendre des mesures sérieuses sur plusieurs fronts pour prévenir l’effondrement écologique tout en favorisant une économie bleue durable pour les générations futures. Les Etats riverains se sont engagés à atteindre un bon état écologique (BEE) pour les eaux méditerranéennes, mais sont également désireux de soutenir l’expansion continue de leurs économies marines.

Les planificateurs de l’espace maritime font face à un difficile exercice d’équilibrage, tandis que les gestionnaires d’AMP se demandent quelles usages ils peuvent permettre à l’intérieur des AMP sans affaiblir la valeur de conservation de leurs aires protégées.

C’est là que le projet PHAROS4MPAs tente d’apporter son aide, en fournissant un ensemble de recommandations pratiques aux parties prenantes régionales sur la manière de prévenir ou de minimiser les impacts environnementaux de 7 secteurs.

Aquaculture

Tourisme de croisière

Plaisance

Trafic maritime

Eolien offshore

Pêche de loisir

Pêche artisanale

Catherine Piante (WWF), chef de projet du projet Pharos4MPA, participera au prochain atelier d’échange d’expérience du réseau MedPAN sur la gestion des espèces mobiles. Elle animera une session le mercredi 13 novembre à 16h00 afin d’examiner et de discuter de la manière dont les outils réglementaires nationaux et internationaux peuvent aider à atténuer les impacts du transport maritime et des autres secteurs sur les espèces très mobiles dans les AMP ou dans leur voisinage.