Auteur : Marina Gomei, WWF Méditerranée

Un an avant l’échéance de 2020, le WWF a publié des fiches d’évaluation d’Aires Marines Protégées (AMP) afin de comparer les actions entreprises par les pays méditerranéens pour mettre en œuvre des politiques de conservation et créer un réseau d’AMP efficace et bien géré.  Les résultats ont montré qu’aujourd’hui, seulement 1,27 % de la mer Méditerranée est couverte par des AMP qui mettent effectivement en œuvre leur plan de gestion.

L’analyse du WWF a mis en évidence des retards et des échecs récurrents de presque tous les pays méditerranéens dans le passage de parcs de papier à des zones protégées en mer bien gérées. Par exemple, la Croatie, l’Italie, la Grèce, la Slovénie et l’Espagne ont désigné un nombre considérable de leurs zones marines pour la protection, mais les mesures de gestion sont encore limitées à quelques petites zones ou sont inadéquates pour protéger la biodiversité. D’autres pays, comme l’Albanie, l’Algérie, Chypre, Israël, le Maroc, le Monténégro, la Slovénie et la Turquie ont limité leurs efforts de gestion à quelques AMP ou à de très petites zones. L’Égypte, le Liban, la Libye, la Syrie, la Tunisie et Monaco n’ont mis en œuvre ou approuvé aucun plan de gestion ou de surveillance dans les zones que ces pays ont désigné pour la protection. Une partie insignifiante de la mer, calculée à 0,03 % (zones de non prélèvement) est actuellement entièrement préservée de toute intervention humaine.

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Contact : Marina Gomei, WWF MMI (plus d’informations sur http://www.wwfmmi.org)