Ces dernières années, 22 % des eaux grecques ont été déclarées sites Natura 2000. Certaines activités maritimes, comme l’aquaculture, se déroulent dans ces zones protégées. Comment pouvons-nous atténuer leurs impacts ? Et quel devrait être le « meilleur » cadre durable face à ces empiètements croissants ?

C’est le type de questions auxquelles les 18 partenaires du projet Pharos4MPAs tentent de répondre.

La semaine dernière, ils étaient à Chios, en Grèce, pour leur deuxième comité de pilotage présentiel, qui a été l’occasion de :

  1. Présenter les niveaux de capitalisation de chaque secteur et l’état d’avancement des recommandations (aquaculture, transport maritime, pêche récréative…)
  2. Approuver le plan de communication et le plan d’engagement des intervenants.
  3. Visite des fermes piscicoles de Nireus, l’un des plus grands producteurs de bar et de daurade de la Méditerranée (32 000 tonnes/an) pour produire des recommandations réalisables.
  4. Rencontrer les principales parties prenantes du secteur de l’aquaculture en Grèce afin de recueillir leurs commentaires sur le projet – la Grèce est un important producteur mondial avec une production annuelle de 110.000 tonnes de poisson.

Contexte du projet Pharos4MPAs

Penser au-delà des frontières des AMP

La tendance actuelle à la  » croissance bleue  » en Méditerranée s’accélère à un rythme proche de la non-durabilité. Il y a un besoin urgent de gestion intégrée des océans dans l’ensemble du bassin. Les zones de protection marines (AMP) protègent les écosystèmes, les processus, les espèces et habitats marins. Ils contribuent également à la restauration et à la reconstitution des ressources pour l’enrichissement social, économique et culturel. De nombreux secteurs économiques ont traditionnellement fonctionné à l’intérieur ou à proximité d’aires protégées.

La stratégie actuelle de croissance bleue de l’UE signifie que les AMP sont confrontées à des demandes croissantes de développement économique dans leurs limites, avec une pression et un impact accrus sur l’environnement marin. Les autorités méditerranéennes d’aménagement de l’espace maritime devront tenir compte des AMP, comme prévu par les engagements découlant de la Convention sur la Diversité Biologique et de la directive Habitats, si elles veulent progresser vers un bon état écologique pour la mer Méditerranée.

Il existe une multitude de résultats et de recommandations publiés concernant les AMP et leur interaction avec les secteurs économiques, mais une approche intégrée pour la Méditerranée fait défaut. Le projet Pharos4MPAs vise à capitaliser sur les résultats existants et à fournir un cadre intégré de recommandations sur la collaboration entre les AMP méditerranéennes et les principaux secteurs maritimes. Les recommandations finales seront publiées au printemps 2019.