Dans l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise, 32 récifs artificiels imprimés en 3D ont été immergés fin mai, afin de remplacer le vieux système de corps mort pour le balisage de la zone de baignades. Ce chantier colossal est le plus grand chantier international d’écologie maritime 3D.  

La ville d’Agde a été lauréate nationale d’un PIA (Programme d’Investissement d’Avenir) pour la reconquête de la biodiversité avec son projet Récif’lab. Cette immersion 3D est l’une des quatre opérations prévues dans Récif’lab.

Le système révolutionnaire mis en place sur une dizaine de km du littoral agathois est donc désormais constitué d’une série de 32 récifs artificiels « XReef » qui serviront à la fois :

  • de corps-mort solide pour maintenir la bouée de surface en place
  • de nouvel habitat pour la biodiversité marine des petits fonds méditerranéens

L’innovation tient aussi dans le type de construction qui relève de l’impression 3D, en utilisant un béton spécial comme matériau. Le poids total de chaque module est d’environ 1,4 t.

L’école d’ingénieurs Centrale Marseille a contribué aux études en bassin spécialisé pour déterminer la dimension de module la mieux adaptée aux conditions hydrodynamiques du littoral en zone de déferlement de la région d’Agde.

Pour la fonction renforcement de la biodiversité marine, l’impression en 3D sous forme complexe de « feuilleté », avec des cavités de différentes formes et tailles, a permis de trouver le design le plus approprié au développement et à l’optimisation de la faune et de la flore marine méditerranéenne côtière, notamment pour les nurseries.

« Après juste quelques semaines d’installation, les récifs montrent déjà des signes de colonisation par la flore et la faune » a mentionné Renaud Dupuy de la Grandrive, directeur milieu marin à la Ville d’Agde.

Le projet permet aussi d’optimiser les coûts de gestion du balisage en mer. Ainsi le nouveau balisage sera installé et désinstallé une seule fois par an, puisqu’il suffira qu’un plongeur accroche la ligne d’eau de la bouée jaune de surface au récif artificiel.

Le projet Recif’lab prévoit (ou a déjà mis en place) également d’autres actions novatrices comme l’installation de micro-récifs d’amarrage d’appontement éco-conçus à l’entrée du port et la conception de micro habitats de nurserie linéaire sur des supports existants, ou encore l’immersion d’une structure artificielle paysagère par impression 3D béton permettant le déport de l’activité de plongée sous-marine de l’habitat marin coralligène.

Plus d’infos sur la page Facebook de l’AMP de la côte agathoise